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VILAINS

Court-métrage fiction

Écrit par Emma Degoutte

Réalisé par Flora Molinié & Emma Degoutte


Nominé à la 19ème édition du Prix UniFrance du court-métrage 2021


Lulu, du haut de ses 10 ans, veut être celui qui abattra le cochon familial. Mais le jour même, Vincent, le nouvel homme de sa mère, s’installe dans la ferme, accueilli par l’entourage de Lulu. L’abattage est confié à ce nouvel arrivant. Alors, au fil de la découpe de la bête, une lutte sourde éclate entre les deux hommes. Lulu ne veut pas céder.


En festivals.

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Thibault Duperier

Protégé : Seconde Nature – Sons

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Collectif Narra

Visites

Dans sa petite chambre d’EHPAD, Claude vit avec ses souvenirs. Mais aujourd’hui est un jour particulier : sa fille vient enfin lui rendre visite.

 

Court-métrage (15’)

VR-360° – Fiction – Prise de vue réelle

Un scénario du Collectif Narra (direction d’écriture : Martin Fournier)

En recherche de production


Le scénario de Visites a été sélectionnée au 360 Film Festival  lors du salon Satis Screen4all 2018.

Il y a été primé et compte parmi les trois lauréats de l’appel à projet VR/360 de la Maison des scénaristes.


Nous sommes Michel, le mari de Claude. Michel est décédé dix ans auparavant, mais il accompagne Claude au quotidien. Elle est la seule à le voir et à pouvoir s’adresser à lui. Nous sommes son fantôme amoureux, le mari imaginaire de Claude.

Claude a près de 90 ans et souffre d’une dégénérescence neurologique qui la déconnecte parfois du réel pour la replonger dans le monde de ses souvenirs, où elle nous entraîne.

Claude se réveille de sa sieste, affolée d’avoir dormi si longtemps.  Elle attend Camille, sa fille unique, qui lui rend visite aujourd’hui. Camille vient de loin et Claude ne l’a pas vue depuis longtemps. Elle se doit absolument d’être présentable, de ne rien laisser transparaître de ses troubles mentaux. Mais ses souvenirs envahissent sa chambre et l’empêchent de se préparer.


L’immersion permise par un traitement 360° nous place au cœur du drame vécu par Claude. Exploitant par la positive la force du Swayze effect, nous “incarnons” un fantôme, celui de Michel, que Claude s’est créé depuis la mort de son mari. Sa présence est donc tout à la fois intradiégétique (Claude le voit et lui parle), et purement spectatrice, puisque dénuée de corps et invisible pour les autres personnages.

Ce positionnement place ainsi le spectateur au cœur de l’action tout en le laissant pur observateur.

Par ce dispositif, l’objectif de Visites est d’exploiter le potentiel émotionnel du 360°. Sans prétendre donner une représentation fidèle de ce qui se déroule dans l’esprit des malades atteints d’une pathologie spécifique, nous proposons ici une allégorie de la dégénérescence neurologique et des souffrances qui y sont associées.

Laissant délibérément de côté l’“effet waouh” des casques VR, nous exploitons la force d’immersion que permet la technologie pour plonger sans artifice au cœur de l’émotion, au cœur de la souffrance de Claude.


Pitch vidéo du projet

 

 

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Collectif Narra

Où est Laurie ?

Jeu VR

Concept de Thibault Duperier

Écrit par Sarah Beaulieu, Faouzi Boughida, Renaud Sarrasin et Thibault Duperier au sein du Collectif Narra


Sélectionné au Workshop Création Interactive et Transmédia au Festival International des Scénaristes de Valence 2019.


Une seule question se pose : Mais bon sang, où est passée Laurie ?!

J’enfile mon casque de réalité virtuelle et je me retrouve face à la mère de Laurie. Sa fille adorée, la chair de sa chair, ado de 17 ans, a disparu. L’enquête est au point mort. Moi, médium capable d’activer et revivre la mémoire des objets, suis le dernier espoir de Laurie. C’est dire si ses chances sont minces…


Où est Laurie ? est un projet de jeu en réalité virtuelle, en prise de vue réelle. Il s’agit d’un jeu d’enquête où le joueur va devoir observer et écouter chaque scène, et recouper les informations pour comprendre l’affaire et retrouver Laurie.

Si les interfaces du jeu sont en réalité virtuelle, les scènes d’enquêtes, au nombre de 14, sont des épisodes de vidéo 360°, de 1 à 3 minutes.

L’interactivité du jeu est limitée à l’essentiel : déclenchement des scènes, passage d’un lieu à un autre, déblocage de contenus, questions finales.

Objectif du joueur : une enquête à résoudre, une disparition. Le joueur incarne un médium capable de se plonger dans la mémoire des objets afin de revivre des scènes du passé. Ainsi, chaque scène est prise du point de vue d’un objet, dans le passé.

Le ton est celui d’un polar un brin décalé, une comédie satirique dans l’univers des grands chefs de cuisine, du spiritisme et de la haute bourgeoisie lyonnaise.

Effet “Wahou” : nous avons créé et pensé le projet autour de l’observation du joueur. Nous souhaitons utiliser au maximum l’effet “Wahou” des vidéos 360° par l’utilisation de décors d’enquête majoritairement chouettes, voire chouettos. La décoration foisonnante, abondante ou pullulante sera privilégiée afin de nourrir l’observation du médium-enquêteur-joueur. De plus par les points de vues des objets, nous souhaitons amener le joueur au coeur de scènes fortes et singulières, comme une séance de spiritisme en pleine nuit, ou le “coup de feu” d’une brigade de cuisine gastronomique.



Bible de travail en développement.

En recherche de production.

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Collectif Narra

Vers la VR

Vers la VR est un projet de collection de courts-métrages interrogeant l’irruption du point de vue VR sous l’angle de la fiction.

Collection de Courts-métrages

Transition 2D > 360° – Fiction – Prise de vue réelle

Écrit par le Collectif Narra (direction d’écriture : Vincent Cardona)

En recherche de production


La collection Vers la VR propose une expérience nécessitant un équipement adapté (du google cardboard aux casques plus évolués) mais débutant comme un film « classique » : un écran « 2D » est projeté devant les yeux du spectateur. Nous utilisons ensuite le passage au 360° comme un effet dramatique (un peu sur le modèle de la « wonderwall scene » du film de X. Dolan, Mommy, et son passage du 4/3 au 16/9).

Les différentes histoires proposées dans la collection sont totalement décorrélées quoiqu’entretenant toutes une forme de questionnement autour de la technologie et son impact sur notre quotidien, à la manière de la série britannique Black Mirror. Chaque court-métrage a pour vocation de fonctionner de manière unitaire, même si certains se présentent aussi sous la forme de pilotes en laissant ouverte la possibilité d’une suite.


En tant que nouveau dispositif technique, la Réalité Virtuelle inaugure une nouvelle manière de voir, mais aussi une nouvelle manière de raconter. Le rôle qu’elle peut jouer – et joue déjà – dans l’environnement 3D et interactif du jeu vidéo ne change pas radicalement la donne. Le cas de la fiction linéaire, ou traditionnelle, suscite en revanche de nombreuses interrogations. Tandis que les premières expérimentations ont déjà eu lieu et que la demande de contenus dédiés s’accroît, la production audio-visuelle au sens large s’interroge sur les véritables apports de cette technologie et les paradoxes d’un point de vue à 360° dans le cadre d’une narration non-interactive.

Travaillant depuis fin 2015 sur les spécificités de l’écriture 360°, nous avons relevé un certain nombre de dispositifs scénaristiques justifiant la pertinence d’un tel point de vue. La collection que nous proposons est ainsi une manière de les expérimenter.

Une des difficultés que nous avons prise en compte est le coût de fabrication des contenus VR. Cette contrainte nous a conduit à imaginer des formats courts alternant des séquences 180° et des séquences 360°. Ce dispositif hybride a aussi retenu notre attention parce qu’il interpellait la transition à laquelle nous étions aujourd’hui invités : du cadre traditionnel de la fiction vers l’immersion.


Quatre pitchs d’épisodes

Dehors

Comédie

Émilien s’est lancé dans la i-méditation. Fort de ses rapides progrès, poussé par Karl, il tente une sortie : grâce au i-soul, il amène sa conscience hors de lui-même. Il voit son corps en dessous ! Sauf qu’il n’arrive plus à redescendre.

Quarantaine de sécurité

Drame

Un hôpital sous terre, dans un abri top secret. 7 personnes blessées, mises en quarantaine. Ils ont assisté à l’incident initial qui a provoqué la guerre civile qui fait rage. Au-dessus d’eux une ½ sphère au plafond qui semble les filmer.

Mémoire morte

Policier – épouvante

Christina est morte. Ali, enquêteur, est arrivé une minute trop tard, pour elle et pour voir le tueur. Mais avec son Incepteur, il pénètre un instant la mémoire de Christina. Sauf que le cerveau traumatisé d’un mort est un lieu dangereux.

Sauve

Thriller psychologique

Alice va mourir. Elle refuse la sauvegarde cérébrale que ses parents souhaitent pour elle. Mais dans les profondeurs de la forêt, elle va découvrir qu’elle a déjà été sauvegardée.

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Collectif Narra

SAVE

Série digitale VR – Fiction – 10 x 10 min

Feuilletonnant – Drame d’anticipation

Un scénario du Collectif Narra

En écriture


Save est une série en réalité virtuelle de 10 épisodes de 10 minutes conçue par le Collectif Narra. Elle prend très au sérieux le grand rêve des transhumanistes : l’abolition de la mort par la fusion de l’homme et de la machine.

« Aujourd’hui, pour un humain, lorsque le matériel [“hardware”, son corps] fait défaut, le logiciel [“software”, son esprit] disparaît avec lui. Demain, nous pourrons sauvegarder le logiciel. » (Ray Kurzweil, directeur de l’ingénierie chez Google.)

La série se déroule dans un futur proche dans lequel les voitures autonomes sont la norme et où chacun est assisté dans son quotidien par un petit robot domestique communément appelé P.A. (personal assistant).

Le débat public qui a fait rage suite aux fulgurants progrès de l’intelligence artificielle et au déferlement de la robotique dans la vie de tous les jours a accouché d’une nouvelle législation interdisant notamment l’humanoïdation : oui aux robots mais sans caractéristiques humaines (apparence et voix). Cette évolution sociétale a également généré de nouvelles résistances politiques telles que les « technophobes », vaste nébuleuse de groupuscules plus ou moins déterminés à enrayer la prolifération des bots et des robots.

En fonction de ses revenus, chaque foyer dispose de P.A. plus ou moins sophistiquées.

Chez les Lehtinen, les réticences naturelles d’Inès, la mère, n’ont pu empêcher Aki, le père, d’offrir à Lucie, dès ses 5 ans, une P.A. particulièrement luxueuse prenant la forme d’une petite sphère lévitant à hauteur d’homme : Maia.

Quand la série commence Lucie a 12 ans et cela fait 7 ans que Maia, son robot domestique, partage le quotidien de la famille. Tandis qu’Inès, atteinte d’une maladie orpheline, apprend qu’elle est condamnée à très courte échéance, Maia fait preuve d’un comportement de plus en plus étrange, presque humain…

Ce projet d’anticipation intimiste est entièrement conçu autour de la VR et du point de vue de Maia. La série donne au spectateur la vision sphérique interne de ce robot particulièrement intelligent.

Les accélérations simultanées de l’autonomisation de Maia et de l’aggravation de l’état d’Inès vont précipiter pour chacune l’issue de leurs trajectoires. Face à la possibilité, même infime, de ne pas perdre Inès, Aki et Lucie agissent pour son transfert numérique proposé par l’énigmatique Professeur Füller. Seulement, Inès « sauvegardée » ne peut être réactivée qu’à la condition de perdre Maia. Le petit robot humanisé semble être le seul support sur lequel Aki pense pouvoir tenter son pari fou : la résurrection numérique d’Inès.

Mais Maia ? Va-t-elle accepter de disparaître ? Question interpellant tout particulièrement le spectateur pour qui, à l’intérieur du robot, une telle mort signifierait la fin de l’expérience.

Placer ainsi le spectateur au centre de Maia donne lieu à toute une série d’innovations scénaristiques et un dispositif narratif spécifique que nous serions ravis de présenter aux producteurs intéressés.


Extraits de la bible

MAIA

Techniquement, Maia est une P.A (personal assistant), un robot créé pour aider les humains dans leurs tâches quotidiennes, les accompagner, leur faire gagner un temps « utile ». Ce qui distingue Maia de toutes les autres P.A c’est qu’elle dispose d’une intelligence artificielle expérimentale, développée par Aki. Cette IA va évoluer pendant 7 ans au contact de Lucie (de 5 à 12 ans). Le moment où débute la série coïncide avec les débuts de la conscientisation de Maia. Elle va alors progresser du point de vue technique (puissance de calcul, hacking, autonomie) et humain (compréhension des situations, empathie, initiative, sentiments).

 

LUCIE

Lucie Lehtinen est une petite fille métisse de 12 ans, rêveuse et solitaire. Est-ce parce qu’elle a grandi avec Maia – d’abord doudou et progressivement confidente – ? Elle ne maîtrise pas les codes de la socialisation et ses camarades lui font chèrement payer le fait qu’elle ne sache pas « s’habiller ». Issue d’une famille aisée, Lucie fréquente un collège privé où ses condisciples sont au contraire particulièrement soucieux des apparences. Le rejet dont elle souffre renforce sa relation privilégiée avec Maia, relation qui, à son tour, n’arrange pas les choses auprès des autres enfants qui en font un motif de raillerie. Lucie sera progressivement confrontée à un terrible dilemme consistant à devoir choisir entre Maia et sa propre mère.

AKI

Aki Lehtinen, la quarantaine, est le père de Lucie et marié à Inès. Originaire de Finlande, il est ingénieur en machine learning pour le compte d’un laboratoire de diagnostic médical, spécialisé en intelligence artificielle. Il est technophile, geek, avec un revenu très confortable. Bien qu’il prétende le contraire à sa femme, il est immédiatement séduit par la possibilité offerte par la clinique du Professeur Füller de sauvegarder les données du vécu d’Inès. Mais stupéfait de l’évolution de Maia, il commence à considérer qu’une telle sauvegarde – dans le cas d’un échec – risquerait de faire disparaître Maia et ce qu’elle représente : la première intelligence artificielle douée de conscience. Au-delà de la gloire personnelle qu’il pourrait en tirer, une telle manœuvre ne serait-elle pas criminelle au regard de la science ? Les enseignements d’une telle découverte ne dépassent-ils pas ses propres préoccupations familiales ? D’autant qu’il ne s’agirait que de différer de quelques années la tentative du transfert…

FÜLLER

Bernard Füller est suisse, sa clinique privée est installée dans le canton de Neuchâtel. Médecin radié de l’ordre, il est docteur en cybernétique. Mi-savant fou, mi-chef d’entreprise peu scrupuleux, il a mis au point une technique de transfert de l’activité cérébrale qui a donné suffisamment de résultats pour inspirer des craintes légitimes en matière de déontologie auprès de toutes les législations nationales. Ne proposant officiellement que des services d’euthanasie, il développe clandestinement ses activités de recherche financées par des familles aisées s’accrochant « à tout prix » au moindre espoir de sauver un proche d’une fin certaine. Le Professeur Füller ne manque pas de clients.

INÈS

Inès Lehtinen, la quarantaine, est la mère de Lucie, mariée à Aki. C’est une charismatique femme noire, chercheuse en biologie moléculaire. Elle n’éprouve aucun attachement à la technologie. Les robots sont pour elle des machines qui peuvent s’avérer utiles et la frontière avec les humains doit être bien gardée. Peu de temps après la naissance de Lucie, la maladie d’Inès se déclare. Elle apprend qu’elle souffre de sclérose héphréno-catatonique, une maladie orpheline très peu documentée fonctionnant par poussées et condamnant les personnes à vivre dans la crainte de crises foudroyantes. Au moment où la série débute, la maladie entre dans une phase très instable et létale à courte échéance. Inès sait pertinemment qu’elle n’en a plus pour longtemps. Son désir le plus cher est de mourir dans la dignité, sans acharnement thérapeutique. Quand elle apprend l’existence de la clinique du Professeur Füller, elle sait d’instinct qu’Aki ne respectera pas ses dernières volontés. Il n’hésitera pas à s’aventurer dans des démarches illégales et à braver tous les obstacles pour ne pas la perdre. Elle se confie à son amie Flora, l’exhortant à « faire le nécessaire », si elle-même n’en est plus capable, pour lui éviter de finir encapsulée sous forme de données numériques.

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Thibault Duperier

La Girafe et l’Escargot

Court-métrage – Fiction – 20′ – Drame psychologique (sélection en finale du concours de Lille, et au Kiosque d’Aubagne)

Un scénario de Thibault Duperier

Pitch

La Girafe et l’Escargot, ça ne parle ni de girafe, ni d’escargot. Il s’agit du langage du personnage principal, Benjamin. Il met des mots à la place des autres, formant un langage déstructuré, incompréhensible, parfois poétique. Benjamin est un jeune homme de 20 ans, schizophrène, avec un fort retard intellectuel. Il a perdu ses parents jeune, et a été éduqué par sa grand-mère qui le battait régulièrement.

Le film raconte le combat de Benjamin lorsque, accusé du meurtre de sa grand-mère, il se retrouve en UMD, une Unité pour Malades Difficiles, en Hôpital Psychiatrique. Lui, traumatisé par les événements, ne se rappelle pas de ce qu’il s’est réellement passé. Aidé du personnel de l’UMD, Benjamin va devoir faire à la fois : un travail de mémoire sur ce drame, un travail d’acceptation de soi, et un travail de langage : pour arriver à s’exprimer correctement, se défendre et transmettre sa vision des événements.


Extrait des intentions

Je pars volontairement d’une base très sombre, de violence et d’enfermement avec pour but de mener le spectateur dans un chemin de compréhension, d’ouverture vers ce personnage et son langage. Une compréhension que je souhaite également de ce le lieu psychiatrique, encore source de nombreux clichés et fantasmes.

La folie en tant que maladie profonde a été de très nombreuses fois traitée au cinéma, quoique souvent au passé ou en imaginaire, et reste malgré ça peu comprise et intégrée dans notre réalité. J’ai envie, par ce film, d’insister sur ce fait : la folie fait partie de notre monde sous de multiples formes. Et de certaines formes apparaissent parfois des beautés et des forces insoupçonnées.


Pitch vidéo – 1’30

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Thibault Duperier

Le Masque

Court-métrage – Animation – 11′ – Comédie dramatique

Un scénario de Thibault Duperier

En recherche de réalisateur.rice et production

Pitch

Doriane a 75 ans, la posture aussi droite que possible, le regard fier. Une forme grisâtre la suit partout. C’est Simon. Un fantôme qu’elle est seule à voir, avec qui elle communique affectueusement, complices.

Lors d’une déambulation citadine, une vitrine attire l’attention de Doriane. Y sont exposés des masques étranges, accompagnés de casques audio. Doriane montre au fantôme Simon, en souriant, une affiche représentant un vieux village normand. Ils entrent dans le magasin.

Doriane s’approche d’un jeune vendeur passionné et demande à essayer. Elle tente alors de faire revivre les fantômes de son passé par l’expérience de la réalité virtuelle. Mais elle tombe très vite dans une impasse.

Le jeune vendeur réussira-t-il alors à la faire revenir partager ce présent grâce au virtuel ?


Extrait des intentions

Avec Le Masque, je souhaite traiter de la frontière de plus en plus floue entre la réalité et le virtuel. Je veux questionner l’importance de l’expérience réelle face à l’expérience virtuelle. Cette dernière, d’année en année, gagne en puissance émotionnelle grâce à des dispositifs à l’immersion et au réalisme grandissants. La barrière entre le vrai et le faux s’amenuise, à tel point que le faux semble aujourd’hui proposer des expériences plus fortes et vraies que nature.

Faux vrai, vrai faux… avant de nous y perdre, j’ai voulu en parler. J’ai choisi de le faire à travers un dispositif inversé et un personnage touchant, au centre de ces ambivalences.

Pour jouer sur cet aspect « plus vrai que la réalité », j’ai choisi de traiter la séquence dans le monde de la VR en prise de vue réelle. En opposition à une animation pleine de douceur et de poésie de la majorité du film, la prise de vue réelle insufflera le caractère « augmenté » souhaité. Je souhaite ainsi jouer de ce paradoxe. Et pourquoi pas, si dans Le Masque, l’invisible apparaissait dans la réalité de l’animation, tandis que le virtuel s’amusait à copier la matérialité du réel… et vice et versa ? Comme dans cette précédente phrase, nous pourrions nous égarer si nous n’étions pas heureusement guidés par Doriane.

Doriane poursuit une vie où son corps est au présent, mais son esprit au passé. La VR est pour elle d’abord un moyen de chercher à retrouver ce passé. Mais très vite l’échec est inévitable. La question est alors de savoir si ce virtuel, grâce à l’argumentation et la passion du jeune vendeur, sera capable de redonner à Doriane le goût du présent. Elle qui a comblé sa vraie solitude par des fantômes passés, est-elle prête à partager une fausse réalité avec des vies actuelles ? Tout s’entremêle à nouveau… Et je me demande. Au fond, réel, virtuel. Qu’importe, non ? Tant que l’émotion et le partage restent.

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Thibault Duperier

La Source

Court-métrage – Fiction – 20′ – Drame d’anticipation, Survie

Un scénario de Thibault Duperier

En recherche de réalisateur.rice et production

Pitch

Dans un monde où l’accès à l’eau douce est devenu source de conflit, chacun doit se battre pour sa survie.

Sophie, 30 ans, a perdu son fils dans un affrontement. En pleine canicule, esseulée, elle arrive à un petit refuge de montagne. Son seul accès à l’eau : un réservoir alimenté par un minuscule torrent.

Lorsque de nouveaux arrivants convoitent la même eau, elle doit remonter à la source pour la défendre, et choisir entre partager et tuer.


Extrait des intentions

Tout projet d’anticipation part d’une hypothèse. La mienne est celle-ci : la terre n’ayant plus suffisamment d’eau douce pour tous les besoins humains, des forces économiques et militaires s’approprient cette ressource providentielle, au détriment de nombreuses populations.

Mon idée est de travailler cette hypothèse de manière sobre, humaine, et presque actuelle. Par une situation simple, traiter des propos et des enjeux globaux. Le fait de rester dans un univers très contemporain, dans un futur très proche, est aussi pour moi une façon de dire : c’est une problématique actuelle. Certes nous ne la vivons pas encore pleinement, mais cela peut arriver très vite, sans qu’on ait le temps de s’y adapter. Cela arrive déjà, bien que différemment, dans d’autres régions du globe.

Et au centre de cet enjeu, il y a le danger de la surpopulation. Il est difficile, dans notre monde, de questionner le don de vie, la procréation. Tout autant difficile que de parler de la mort volontaire et du renoncement à la vie. Mais la Terre ne me semble pas faite pour accueillir autant d’humains, jeunes ou vieux. Il me tient à cœur d’en parler, via des personnages hantés, en conflit sur la question. Je souhaite mettre en avant notre première responsabilité en tant qu’être humain, celle de la procréation.

La Source, c’est ainsi l’idée que la surpopulation est la source des problèmes, tandis que la pénurie d’eau en est la conséquence conflictuelle. Quant à la soif, elle est l’enjeu suprême.

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Thibault Duperier

Foyer

Court-métrage – Fiction – 9′ – Drame fantastique-SF – Huis-clos

Un scénario de Thibault Duperier

En recherche de réalisateur.rice et production

Pitch

Aurélia, 30 ans, enceinte de huit mois, attend son deuxième enfant au milieu d’une vie de famille en apparence tranquille, dans une petite maison de banlieue. Mais face à Cyril, son mari, Aurélia doute : est-ce que ça se passera aussi bien pour ce deuxième que pour leur premier enfant, Mathéo ? Est-ce qu’elle l’aimera autant ?

Lorsque le bébé se met à taper très fort dans son ventre, Aurélia prend peur. Elle sort un appareil étrange d’une petite boite noire. Elle pose deux électrodes de part et d’autre de son gros ventre, reliées à un semblant de smartphone. Elle se met à communiquer avec son bébé.

Aurélia doit décrypter le langage énigmatique du bébé pour comprendre son message et essayer de remédier à sa grande peur à elle : que le bébé ressente son manque d’amour pour lui.


Extrait des intentions

Mon envie, comme souvent, est née d’un questionnement. Que peut-il bien vivre, ce fœtus, enfermé dans ce ventre, au milieu de tout ce liquide étrange ? Il ne connaît rien du monde, et pourtant, dans les dernières semaines de sa conception, il en ressent pas mal de choses. Des petits éléments qui n’ont certainement aucun sens pour lui, mais qui rythment son monde et commencent à construire ses émotions.

De là est partie le « Et si » de ce film : Et si l’on pouvait communiquer avec le bébé, in utero, que pourrait-il nous dire ? En quels mots cela pourrait-il se traduire ? Et surtout, que pourrait-il nous apprendre, cet intime étranger ? De quoi pourrait-il nous faire prendre conscience ?